ANALYSES

Des analyses sur les questions de genres, familles et sexualités

La place des femmes issues de l’immigration était au cœur de la 4e édition du projet « La paix, ça commence tout de suite ! », mené par les asbl Atoutage et Entr’âges. Ayant un certain recul par rapport à leur propre histoire, les femmes « témoins » ont pu se livrer en toute confiance au groupe, et ensuite s’adresser aux plus jeunes lors de rencontres intergénérationnelles, autour des sujets aussi divers que leurs premières impressions, le mariage, la figure parentale, les deux cultures auxquelles elles appartiennent, leur place en tant que femme, leur engagement associatif ou politique.

Dans le cadre de ce projet initié et porté par Atoutage et Entr’âges, les femmes témoins deviennent pour un temps des passeuse.s de mémoire : elles renouent ainsi avec les traces de leur passé. Avec l’aide des animatrices du projet, elles trient, choisissent, mettent en avant et en forme les souvenirs qu’elles souhaitent partager aux plus jeunes générations.

C’est avec des étoiles dans les yeux que les jeunes écoutent les parcours de ces femmes et reconnaissent certains aspects de leur vie, de la vie de leurs parents, ou de leurs difficultés.

Dans plusieurs pays, depuis maintenant quelques années, on demande une réglementation de la GPA, souvent par légifération. Pourquoi cette demande ? Et que signifie réglementer ?

Réglementer ou légiférer revient à accepter la pratique, et à croire que l’on peut en limiter les éventuelles conséquences néfastes, et à admettre le droit, pour tout.e.s, de se servir de femmes mères porteuses, et de récupérer les enfants que celles-ci mettraient au monde sur la base d’un contrat.

Les initiatives, le plus souvent localisées, font leur part colibri, en tentant de faire ce qu’elles peuvent là où elles sont. Même si l’on peut en voir les limites, les défis et les contradictions, ce mouvement émergent, nommé couramment aujourd’hui la Transition, est un changement de cap, un passage, une résilience, une mutation.

Les pratiques se glissent dans les interstices et présentent une vision du monde où la coopération prime. Les acteurs et actrices se veulent en dehors des conflits pour imprimer un changement. Leur imaginaire apolitique, lisse et ambigu, participe-t-il involontairement à l’entreprise générale de dépolitisation de la société qui anesthésie le débat démocratique et rend improbable toute perspective de construction d’une alternative politique véritable ?

« Semons des possibles » ou comment mettre en avant – dans le Brabant wallon en particulier – ce qui existe comme initiatives citoyennes émergentes de tous types, et d’autant plus mises en exergue avec la sortie du film « Demain ».

Comment faire connaître les initiatives citoyennes au grand public, les faire se connaître entre elles, tisser des liens, développer des outils communs, se construire des causes communes, ainsi que sortir du clivage entre associatif institué (salariat) et initiatives citoyennes (bénévoles) ?

La problématique de la prostitution étudiante a refait surface suite à la campagne publicitaire déclenchée fin septembre 2017 : « Hey les étudiantes ! Améliorez votre style de vie, sortez avec un sugar daddy » proposant aux étudiantes de rencontrer sur Internet un « daddy », un homme mûr, fortuné et intéressé par la compagnie de jeunes femmes.

Quand une affiche montrant une jeune femme dénudée, une « sugar baby », se dévoiler aux alentours de l’ULB, le public s’agite, la question des droits humains est posée, on réclame de dissimuler cette publicité à l’abri des regards. Elle rappelle soudain à la population que oui, des étudiantes qui se prostituent, ça existe. En effet, on estime que plus de 6000 étudiantes belges sont des « sugar babies », si on en croit le site de rencontre spécialisé RichMeetBeautiful.

C’est une histoire fragmentaire qu’il nous parait indispensable d’approcher, car occulter ces savoirs et pratiques fut l’enjeu politique et économique de cette histoire, qui est celle aujourd’hui de la santé sexuelle et reproductive des femmes.

Les bribes d’une autre lecture de l’Histoire démontrent que le privé reste une question politique comme le revendiquent les féministes depuis un demi-siècle, intimement liée à l’économie capitaliste, patriarcale par essence.

Le 14 mars 2017, Chez Zelle, la Vitamine Z, le CEFA asbl et l’asbl Garance ont accueilli une trentaine d’animateurs et animatrices de différentes maisons de jeunes (MJ) du Brabant wallon pour un premier état des lieux sur les questions de genre en MJ.

Comment la question des tensions dans les rapports entre les sexes est-elle vécue et abordée sur le terrain tant par les jeunes que par les équipes d’animation ? Et quels outils proposer pour aborder et questionner les stéréotypes et les rapports de domination avec les jeunes, mais aussi avec les animateurs et animatrices ?

Etre une maman jeune aujourd’hui est une expérience qui n’est ni courante ni évidente. Alors que ces jeunes femmes entrent tout juste dans la vie adulte, parfois encore en transition entre le domicile parental et leur propre logement, voilà que tout d’un coup un petit être demande toute leur attention. Quel regard la société pose-t-elle sur ces jeunes, devenues mères ? Quelles sont les normes qui induisent les comportements attendus ? La maternité, et plus largement la parentalité, quel que soit l’âge à laquelle on la vit, est une épreuve qui demande beaucoup d’énergie, de patience et de temps.

Les femmes sont les premières touchées par la crise écologique, et ce sont aussi elles qui sont les premières sur le front des luttes écologiques. Leur action illustre comment transformer les liens subis entre femmes et nature en outils de lutte et d’émancipation.

Les combats anti-nucléaires aux Etats-Unis ont parfaitement illustré le lien occidental entre les femmes et l’écologie en ce que les femmes ont inventé de nouvelles formes d’actions directes collectives non-violentes.

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