Thème : Inégalités

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Même si la pratique de l’ensemble des IVG a été renvoyée pendant le confinement auprès des plannings familiaux et des centres extrahospitaliers, s’y rendre pour les femmes ne fut pas chose aisée. Et ce également, dans le contexte de la proposition de loi d’une dépénalisation totale de l’avortement et d’un élargissement des conditions d’accès … quatre fois reportée au Conseil d’Etat !

 

Le fait de donner la vie est encore et toujours vu par la société comme une nécessité, un passage obligé pour être une vraie femme, pleinement accomplie. Il est plus que temps de déconstruire cette idée et, pour ce faire, de s’interroger sur l’espace réel laissé aux décisions et aux volontés individuelles des femmes, sur la pression sociale et médicale qu’elles subissent, sur la confusion entre privé et public dans la société, sur la tyrannie de la norme.

 

Quelles opportunités les citoyennes ont-elles de s’approprier l’aménagement de leur territoire selon leurs besoins ? Tant que le plan sera pensé par des hommes urbanistes, ingénieurs, architectes, éloignés d’une vision systémique de l’utilisation des espaces, la préoccupation ne sera pas à une réflexion sur le genre et risque de s’appuyer davantage sur la prouesse technologique. Symboliquement, les rues portant des noms de personnes sont au nombre de 87 : 6 sont des personnages féminins !

Face à la pénurie de masques, des initiatives citoyennes et des groupes de solidarités locaux et régionaux ont fleuri un peu partout en Belgique au fil des semaines. Tout cela encore une fois sur le dos des femmes … et des bénévoles ? La machine à coudre est un révélateur des inégalités et d’un système grippé. Et le masque, dans le flou du déconfinement, devient le symbole de la distanciation sociale, de la possibilité de consommer mais pas de se rassembler …

Pendant que la moitié de la planète est en confinement à domicile, l’autre moitié travaille pour satisfaire les besoins élémentaires de la population, et en première ligne : les femmes ! Autant de métiers invisibles et dévalorisés dont on semble découvrir l’importance vitale dans cette crise sans pour autant assurer la sécurité de celles et ceux qui les exercent. Il est indispensable que tous ces métiers puissent être revalorisés et que les systèmes dans leur ensemble puissent être repensés. Puisque ce qui était présenté comme impossible devient possible dès lors que l’urgence le réclame !

Nos corps de femmes sont impactés dans le temps et dans l’espace par des normes qui le fabriquent, le cantonnent, le réduisent… Lors du dernier forum d’Alter Egales, des femmes de terrain ont identifié les enjeux à travailler aujourd’hui pour ne plus être physiquement “remises à notre place”.

Le film « La vie d’une petite culotte et de celles qui la fabriquent » fait découvrir les destins croisés de femmes dans l’ombre des filières des productions textiles. Un processus de fabrication qui symbolise à lui seul les mécanismes grippés de la mondialisation capitaliste. La rotation des produits étant extrêmement rapide, le gros de l’industrie de la confection a quitté les pays occidentaux pour s’installer dans des pays à bas salaires, moins regardants sur les normes sociales, fiscales ou environnementales. L’essentiel du budget est quant à lui consacré à la conception et la vente (entendez le marketing !). Aucune marque de vêtements n’intègre le montant d’un salaire vital dans le prix qu’elle paie à ses fournisseurs. Pour lutter contre la précarisation, il s’agit d’abord de renforcer les travailleuses pour qu’elles puissent défendre leurs droits.

Nous recherchons, de manière légitime somme toute, des biens de consommation à bas prix, en ignorant parfois sciemment leurs origines. L’étiquette n’est pas nécessairement d’une grande aide puisque les firmes déguisent souvent la provenance de leurs produits. En réalité, aucune firme européenne, et surtout aucune petite entreprise ou atelier, ne peut concurrencer les produits bons marchés conçus à travers la chaîne d’exploitation des travailleuses. Une note d’espoir : les comportements évoluent et redonner une deuxième vie à des vêtements devient monnaie courante aujourd’hui.

La prolongation de la durée d’exploitation des réacteurs au-delà de leur durée prévue, la multiplication des pannes et des micro fissures détectées, augmentent le risque d’une catastrophe majeure en Belgique. Au-delà des risques immédiats, la planète se dirige vers un épuisement des ressources et vers la fin du pétrole bon marché, et ces ressources risquent de manquer pour le démantèlement, à terme, des centrales.

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