Thème : Inégalités

A votre disposition, toutes nos publications sur ce thème.

Comme chaque année, le Festival Féministe toi-Même! vous proposait un concours – cette fois, de rédaction de nouvelles sur le thème volontairement optimiste de « Tout peut changer ».

Entre utopies douces, contes cruels, petits meurtres qui font du bien et leçons d’empouvoirement, la qualité des textes était au rendez-vous !

Le niveau est vraiment impressionnant

s’est exclamée Myriam Leroy, autrice et marraine du juy.

 

D’autres auraient méritées d’être retenues, mais nous vous proposons de lire les huit textes arrivés en tête du classement.

Dans un premier temps, Corps écrits, le Centre Librex et la Maison du livre mettront en avant leurs coups de coeur ; ensuite la Maison du livre publiera les huit sous forme de feuilleton ; et PointCulture enchaînera avec un recueil du tout proposé en ligne. Et une petite interview des gagnantes et du gagnant.

 

Voici donc notre coup de cœur pour Corps écrits, à télécharger et déguster ! Pour sa capacité de redonner le souffle et l’espoir, on vous présente EN APNEE de Charlotte Rigolet.

 

Aujourd’hui encore, le sort des femmes en situation de handicap est largement invisibilité dans notre société. Pourtant, celles-ci subissent de multiples discriminations au quotidien, et celles-ci sont spécifiques en ce qu’elles ne touchent pas les hommes en situation de handicap et les femmes « valides » de la même façon. Validisme, mythes d’asexuement, pratiques de stérilisation forcée, socialisation à la dépendance et d’autres sont autant de facteurs vulnérabilisants des violences faites aux femmes en situation de handicap, que cette analyse propose d’exposer de manière non-exhaustive.

 

Nombreuses sont les études qui constatent un sentiment d’insécurité plus élevé du côté des femmes que du côté des hommes dans les espaces publics. Les parcs apparaissent comme un type de lieu qui suscite des imaginaires particulièrement angoissants. Or, l’accès aux espaces verts constitue un enjeu de justice spatiale qui concerne surtout les personnes disposant d’un faible revenu, n’ayant pas accès à un jardin privé et ayant des enfants à charge – parmi lesquelles les femmes sont surreprésentées. Comment dès lors rendre les espaces verts plus inclusifs et accueillants pour tou·te·s ? Sans prétendre à l’exhaustivité, cette analyse passe en revue plusieurs champs d’action qui montrent que la question des inégalités de genre dans les espaces verts se pose à tous les moments d’existence d’un parc : au moment de la conception du parc, au moment de l’aménagement du parc et au moment de l’organisation des usages et d’activités au parc.

 

Dans le système de santé, le confinement, la peur du virus et l’urgence d’y faire face, a généré un accès différentiel aux soins pour des personnes déjà isolées et vulnérables.

On a constaté une chute des urgences, le dépistage tardif des cancers, des retards dans la prise en charge de pathologies chroniques, un accès plus difficile aux IVG et aux suivis péri et post nataux. Tandis que les mesures interdisaient paradoxalement aux médecins généralistes de soigner leurs patient·es s’ils semblaient atteint·es de la covid. Les examens médicaux ont en effet été pour la plupart postposés ou annulés, sans tenir compte d’une échelle des urgences, ou des soins indispensables.

La santé sexuelle et reproductive reste un espace de tensions et de rapports de pouvoir entre les femmes et les structures de santé. Le protocole du suivi prénatal a été réduit à son minimum, tandis que le post-partum, une période souvent bien difficile à vivre pour les femmes et négligée d’un point de vue médical, a semblé être encore plus vite évacué qu’à l’ordinaire.

Cette crise dévoile l’importance du Care, du prendre soin : l’importance du contact visuel, du contact physique, d’être entendu·es, d’être compris·es dans nos besoins.

La crise sanitaire a été vécue à partir de la sphère privée et intime avec la disparition quasi totale de ce qui constituait la vie sociale, en tout cas de tous les lieux de socialisation ordinaires. Face à la réorganisation indispensable dans chaque famille, pour chaque personne, l’adaptation à un nouveau rythme et aux nouvelles angoisses, très vite les écrans ont envahi – encore davantage – notre vie privée.

Un des plus grands défis alors a été d’exercer différents rôles simultanément. En temps normal, des espaces et des temps sont bien différenciés, et tout ça a explosé avec le confinement. Cela a donc demandé un effort additionnel dans l’organisation : télétravailler, participer à des réunions virtuelles, accompagner les enfants dans leurs tâches d’apprentissage et de loisirs, gérer les tensions et émotions familiales, cuisiner, nettoyer…

Quels en sont les impacts sur notre quotidien et sur notre rapport au travail ? Les mesures ont-elles engendré davantage d’inégalités sociales et de genre ?

Le confinement nous a obligé à supprimer certains de nos projets, et a permis d’en créer d’autres. La réalisation d’un podcast par le Réseau wallon pour la Santé des femmes, suite à une récolte de témoignages, par téléphone ou via le net, nous a donné la possibilité de relayer des situations personnelles qui ont toutes en commun de rendre visibles des dimensions de la vie qui affectent particulièrement les femmes et qui sont à comprendre dans des rapports sociaux inégaux, notamment en termes de genre.

Le fait de nous retrouver, même virtuellement, autour d’un projet commun et de donner du temps à des femmes de mettre des mots sur ce qu’elles vivaient et sur leurs émotions, a déjà donné du sens à notre démarche.

Malgré la « révolution sexuelle »  et une nouvelle vague du féminisme qui met en lumière le clitoris comme nouvel étendard, le plaisir féminin semble rester une difficulté pour plus d’une femme. Le corps des femmes et leur possibilité de jouir librement seraient peut-être plus entravés qu’on nous le laisserait croire ?

 

Même si la pratique de l’ensemble des IVG a été renvoyée pendant le confinement auprès des plannings familiaux et des centres extrahospitaliers, s’y rendre pour les femmes ne fut pas chose aisée. Et ce également, dans le contexte de la proposition de loi d’une dépénalisation totale de l’avortement et d’un élargissement des conditions d’accès … quatre fois reportée au Conseil d’Etat !

 

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