Thème : Santé Sexuelle et Reproductive

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Malgré la « révolution sexuelle »  et une nouvelle vague du féminisme qui met en lumière le clitoris comme nouvel étendard, le plaisir féminin semble rester une difficulté pour plus d’une femme. Le corps des femmes et leur possibilité de jouir librement seraient peut-être plus entravés qu’on nous le laisserait croire ?

 

La prostitution repose-t-elle sur un véritable consentement ou est-elle le résultat d’une domination économique et patriarcale ? Sur quoi nos représentations collectives sont-elles fondées ? Pour protéger les femmes, faut-il l’abolir ou donner plus de droits à celles qui l’exercent ? Les militant·es abolitionnistes voient la prostitution comme une violence en soi sur le corps des femmes, tandis que certaines personnes prostituées se reconnaissent comme des travailleur·ses du sexe et revendiquent une réglementation de travail.

Même si la pratique de l’ensemble des IVG a été renvoyée pendant le confinement auprès des plannings familiaux et des centres extrahospitaliers, s’y rendre pour les femmes ne fut pas chose aisée. Et ce également, dans le contexte de la proposition de loi d’une dépénalisation totale de l’avortement et d’un élargissement des conditions d’accès … quatre fois reportée au Conseil d’Etat !

 

Près de cinquante ans après la sortie du livre « Our bodies, ourselves[1] », référence du mouvement pour la santé des femmes, pour leur autonomie et dans la critique d’une surmédicalisation paternaliste et sexiste, des initiatives de self-help et d’auto-gynécologie ont fleuri ces dernières années, avec de nouvelles réflexions et analyses… et de nouvelles actions et pratiques.

[1] The Boston Women’health collective, Our bodies, ourselves

Si la pilule colle le plus dans les esprits au mot contraception, le modèle contraceptif focalisé sur celle-ci depuis les années 70 commence cependant à s’effriter. Différentes méthodes accessibles aux femmes sont diffusées… alors que les alternatives masculines, hormis le préservatif et la vasectomie, sont méconnues, en cours de recherche ou pas forcément fiables. C’est aussi ce qu’a révélé le micro-trottoir que nous avons réalisé le 13 novembre 2019 dans les rues de Louvain-la-Neuve sur la responsabilité contraceptive. Pourtant, une prise en charge contraceptive masculine plus importante aiderait à réduire le nombre de grossesses non désirées et d’avortements.

Les hommes semblent vouloir prendre davantage en charge la contraception : illusion ou réalité ? N’est-ce pas aussi le succès de l’utilisation de la pilule chez les femmes qui fait renoncer à chercher une alternative du côté masculin ? La diffusion de la contraception hormonale et plus particulièrement de la pilule contraceptive a eu deux grands effets : elle a permis aux femmes de vivre une sexualité libérée de la crainte continue de la grossesse et elle a entraîné un retournement de la responsabilité contraceptive. On passe ainsi progressivement d’une contraception masculine à une féminisation de la contraception avec un désinvestissement progressif de l’homme.

Avec les années, le clitoris se fraye un chemin dans l’espace public et dans nos têtes, et aussi dans les manuels scolaires, les ouvrages médicaux ou sur les réseaux sociaux. Le bouton d’amour, comme certains aiment le surnommer, n’est pas qu’un simple bouton : il est enfin représenté dans sa taille réelle et avec sa forme correcte. Devenu outil politique pour les militantes féministes, le clitoris s’avère être une précieuse arme de réappropriation du corps et de la sexualité des femmes.

L’injonction au dépistage et la culpabilisation des femmes qui n’y ont pas recours ne s’accompagnent d’aucune information diffusée sur les résultats des dernières études menées depuis les années 2000.

Maladie encore bien méconnue du grand public, l’endométriose engendre des conséquences psychologiques et physiques et impacte toutes les sphères de la vie d’une femme. Cette analyse tend à nous faire découvrir le quotidien douloureux et pesant des « endogirls » en abordant la problématique du diagnostic éprouvant et du vécu affectif, émotionnel, sexuel et physique difficile.

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