ANALYSES

Des analyses sur les questions de genres, familles et sexualités

L’origine des causes des crises contemporaines datent d’il y a plusieurs siècles. Les acteurs/trices de la Transition – ce mouvement est loin d’être une réalité homogène – sont également porteur/se.s d’héritages. Cependant leur action et leur réflexion se font sans références aux luttes et aux productions intellectuelles passées. Il ne peut pourtant pas y avoir de transition écologique féconde sur fond d’amnésie sociale, politique, culturelle. Et plus encore, la qualité de l’alternative dépend de la qualité de la mémoire qu’elle est capable de porter.

Dans le cadre de Take Back The Night, le film “Les ongles rouges” et la discussion avec Vinciane Saliez, directrice de I.Care asbl, nous a permis d’approcher la réalité des femmes incarcérées en Belgique. Leurs besoins premiers et leurs spécificités de genre ne sont pas suffisamment pris en compte. Besoins en matière d’hygiène, de santé, de vie affective, de parentalité.

La cause animale semble entretenir de longue date un rapport étroit avec le féminisme. Le végétarisme et le féminisme interrogent en effet la place de la violence et de la domination dans notre société. Quant à l’activisme antispéciste, il incarne une nouvelle vague, une forme de désobéissance civile et d’action directe qui pourrait aider à politiser la cause animale.

Des danseurs explorent le féminin en eux, entre humour et finesse, à travers des stéréotypes et des situations auxquelles les femmes sont confrontées (l’avortement, la harcèlement, etc.). Ils se déploient dans les milles et une nuances qui existent entre les genres et qui brouillent les pistes. Mais comment ne pas occulter l’oppression historique des femmes en voulant sortir de la binarité de genre ? En montrant ce à quoi les femmes ont été réduites pendant des siècles et en réhabilitant la figure des sorcières ?

Le soin en français est moins précis qu’en anglais où deux termes le désignent : cure et care. En Occident, le soin professionnel, médical, est basé sur le cure. Le care est délégué aux femmes, non valorisé, non pratiqué d’un point de vue strictement médical. Ce qui produit des violences institutionnelles au sein des hôpitaux, des maisons de retraite, des écoles… car le cure, et avec lui le protocole, priment sur les besoins fondamentaux des personnes accueillies.

Si les violences envers les femmes sont partout dans la société, la tendance est aujourd’hui à les expliquer par une approche psychologique, individuelle, à les placer au niveau interpersonnel. Or ces violences ne sont pas disjointes, elles font partie d’un continuum inscrit dans la culture, dans le système de gestion de la société qui s’exprime à travers ses institutions. Détour par l’exemple migratoire en Amérique latine.

Des mouvements contre la “taxe tampon” aux récoltes collectives de protections périodiques, des citoyennes dénoncent à la fois le tabou insupportable qui entoure encore les menstruations et les enjeux qui en découlent en termes d’accès à une hygiène de base pour plus de la moitié de l’humanité.

La construction sociale de l’être humain est complexe et mouvante, tout comme le vocabulaire employé pour en parler. C’est pourquoi nous avons décidé d’écrire ce petit abécédaire à quatre mains, pour tenter de s’y retrouver entre sexe et genre, nature et culture…

Au cœur du film « La chambre vide » : le combat d’une mère dont le fils est mort en Syrie moins de 4 mois après son départ. Guerre inédite, la radicalisation est une terrible réalité face à laquelle de nombreux parents restent démunis et se heurtent à des murs au niveau administratif, juridique et politique quand ils ne font pas eux-mêmes l’objet de menaces, de surveillance ou de poursuites.

Comment les femmes trouvent-elles leur place dans « un art qui n’est pas pour les filles » ?  Ce n’est pas tâche aisée : ce monde de l’art de rue est habituellement masculin et cette forme d’art est encore stigmatisée comme vandalisme dans l’esprit du grand public. Et sanctionnée comme telle par la loi.

La tendance est d’imaginer un homme encapuchonné taguer les rames de métro la nuit, plutôt qu’une femme. Pourquoi ? Parce qu’une femme est censée courir moins vite si elle se fait surprendre ? Parce que l’action dans l’espace public, et a fortiori la rébellion, appartient aux hommes là où les femmes devraient rester sages, mesurées, voire géographiquement limitées à l’espace familial ?

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