ANALYSES

Des analyses sur les questions de genres, familles et sexualités

Au cœur du film « La chambre vide » : le combat d’une mère dont le fils est mort en Syrie moins de 4 mois après son départ. Guerre inédite, la radicalisation est une terrible réalité face à laquelle de nombreux parents restent démunis et se heurtent à des murs au niveau administratif, juridique et politique quand ils ne font pas eux-mêmes l’objet de menaces, de surveillance ou de poursuites.

Comment les femmes trouvent-elles leur place dans « un art qui n’est pas pour les filles » ?  Ce n’est pas tâche aisée : ce monde de l’art de rue est habituellement masculin et cette forme d’art est encore stigmatisée comme vandalisme dans l’esprit du grand public. Et sanctionnée comme telle par la loi.

La tendance est d’imaginer un homme encapuchonné taguer les rames de métro la nuit, plutôt qu’une femme. Pourquoi ? Parce qu’une femme est censée courir moins vite si elle se fait surprendre ? Parce que l’action dans l’espace public, et a fortiori la rébellion, appartient aux hommes là où les femmes devraient rester sages, mesurées, voire géographiquement limitées à l’espace familial ?

Quelles opportunités les citoyen.ne.s ont-ils et elles de s’approprier l’aménagement de leur territoire selon leurs besoins, dans un objectif de solidarité, de justice et d’égalité ? Quelle est la place des femmes dans l’urbanisme ? Les déterminants de la santé sont-ils pris en compte dans le développement urbanistique ? Les problématiques qui touchent les personnes les plus vulnérables sont-elles visibles, a fortiori à Ottignies-Louvain-la-Neuve, commune relativement privilégiée économiquement ?

Quelques questionnements abordés avec la Plateforme citoyenne d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, la Commission Consultative de l’Aménagement du Territoire et le Collectif Halé!

La place des femmes issues de l’immigration était au cœur de la 4e édition du projet « La paix, ça commence tout de suite ! », mené par les asbl Atoutage et Entr’âges. Ayant un certain recul par rapport à leur propre histoire, les femmes « témoins » ont pu se livrer en toute confiance au groupe, et ensuite s’adresser aux plus jeunes lors de rencontres intergénérationnelles, autour des sujets aussi divers que leurs premières impressions, le mariage, la figure parentale, les deux cultures auxquelles elles appartiennent, leur place en tant que femme, leur engagement associatif ou politique.

Dans le cadre de ce projet initié et porté par Atoutage et Entr’âges, les femmes témoins deviennent pour un temps des passeuse.s de mémoire : elles renouent ainsi avec les traces de leur passé. Avec l’aide des animatrices du projet, elles trient, choisissent, mettent en avant et en forme les souvenirs qu’elles souhaitent partager aux plus jeunes générations.

C’est avec des étoiles dans les yeux que les jeunes écoutent les parcours de ces femmes et reconnaissent certains aspects de leur vie, de la vie de leurs parents, ou de leurs difficultés.

Dans plusieurs pays, depuis maintenant quelques années, on demande une réglementation de la GPA, souvent par légifération. Pourquoi cette demande ? Et que signifie réglementer ?

Réglementer ou légiférer revient à accepter la pratique, et à croire que l’on peut en limiter les éventuelles conséquences néfastes, et à admettre le droit, pour tout.e.s, de se servir de femmes mères porteuses, et de récupérer les enfants que celles-ci mettraient au monde sur la base d’un contrat.

Les initiatives, le plus souvent localisées, font leur part colibri, en tentant de faire ce qu’elles peuvent là où elles sont. Même si l’on peut en voir les limites, les défis et les contradictions, ce mouvement émergent, nommé couramment aujourd’hui la Transition, est un changement de cap, un passage, une résilience, une mutation.

Les pratiques se glissent dans les interstices et présentent une vision du monde où la coopération prime. Les acteurs et actrices se veulent en dehors des conflits pour imprimer un changement. Leur imaginaire apolitique, lisse et ambigu, participe-t-il involontairement à l’entreprise générale de dépolitisation de la société qui anesthésie le débat démocratique et rend improbable toute perspective de construction d’une alternative politique véritable ?

« Semons des possibles » ou comment mettre en avant – dans le Brabant wallon en particulier – ce qui existe comme initiatives citoyennes émergentes de tous types, et d’autant plus mises en exergue avec la sortie du film « Demain ».

Comment faire connaître les initiatives citoyennes au grand public, les faire se connaître entre elles, tisser des liens, développer des outils communs, se construire des causes communes, ainsi que sortir du clivage entre associatif institué (salariat) et initiatives citoyennes (bénévoles) ?

La problématique de la prostitution étudiante a refait surface suite à la campagne publicitaire déclenchée fin septembre 2017 : « Hey les étudiantes ! Améliorez votre style de vie, sortez avec un sugar daddy » proposant aux étudiantes de rencontrer sur Internet un « daddy », un homme mûr, fortuné et intéressé par la compagnie de jeunes femmes.

Quand une affiche montrant une jeune femme dénudée, une « sugar baby », se dévoiler aux alentours de l’ULB, le public s’agite, la question des droits humains est posée, on réclame de dissimuler cette publicité à l’abri des regards. Elle rappelle soudain à la population que oui, des étudiantes qui se prostituent, ça existe. En effet, on estime que plus de 6000 étudiantes belges sont des « sugar babies », si on en croit le site de rencontre spécialisé RichMeetBeautiful.

C’est une histoire fragmentaire qu’il nous parait indispensable d’approcher, car occulter ces savoirs et pratiques fut l’enjeu politique et économique de cette histoire, qui est celle aujourd’hui de la santé sexuelle et reproductive des femmes.

Les bribes d’une autre lecture de l’Histoire démontrent que le privé reste une question politique comme le revendiquent les féministes depuis un demi-siècle, intimement liée à l’économie capitaliste, patriarcale par essence.

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