ANALYSES

Des analyses sur les questions de genres, familles et sexualités

La maternité est encore aujourd’hui trop souvent perçue comme une étape indispensable pour être femme. La puissance de cette construction sociale ne permet pas de se poser la question de pourquoi veut-on vivre l’expérience de la maternité et qu’attendons-nous de celle-ci ? La libération de la parole et surtout de l’écoute au sujet du regret de maternité permet de visibiliser les dysfonctionnements sociaux liés à la maternité et les inégalités de genre qui persistent dans les sphères publiques et privées.

 

C’est parce que le langage est un puissant moteur de création et perpétuation de représentations que d’une part, il est – et a toujours été – un haut lieu de la lutte féministe, et d’autre part qu’il est justement si difficile à faire évoluer.

Dans cette analyse, nous voyons comment la langue est partie prenante du changement, les mots créent la pensée, et la pensée crée la société.

Aujourd’hui encore, le sort des femmes en situation de handicap est largement invisibilité dans notre société. Pourtant, celles-ci subissent de multiples discriminations au quotidien, et celles-ci sont spécifiques en ce qu’elles ne touchent pas les hommes en situation de handicap et les femmes « valides » de la même façon. Validisme, mythes d’asexuement, pratiques de stérilisation forcée, socialisation à la dépendance et d’autres sont autant de facteurs vulnérabilisants des violences faites aux femmes en situation de handicap, que cette analyse propose d’exposer de manière non-exhaustive.

 

Nombreuses sont les études qui constatent un sentiment d’insécurité plus élevé du côté des femmes que du côté des hommes dans les espaces publics. Les parcs apparaissent comme un type de lieu qui suscite des imaginaires particulièrement angoissants. Or, l’accès aux espaces verts constitue un enjeu de justice spatiale qui concerne surtout les personnes disposant d’un faible revenu, n’ayant pas accès à un jardin privé et ayant des enfants à charge – parmi lesquelles les femmes sont surreprésentées. Comment dès lors rendre les espaces verts plus inclusifs et accueillants pour tou·te·s ? Sans prétendre à l’exhaustivité, cette analyse passe en revue plusieurs champs d’action qui montrent que la question des inégalités de genre dans les espaces verts se pose à tous les moments d’existence d’un parc : au moment de la conception du parc, au moment de l’aménagement du parc et au moment de l’organisation des usages et d’activités au parc.

 

Dans le système de santé, le confinement, la peur du virus et l’urgence d’y faire face, a généré un accès différentiel aux soins pour des personnes déjà isolées et vulnérables.

On a constaté une chute des urgences, le dépistage tardif des cancers, des retards dans la prise en charge de pathologies chroniques, un accès plus difficile aux IVG et aux suivis péri et post nataux. Tandis que les mesures interdisaient paradoxalement aux médecins généralistes de soigner leurs patient·es s’ils semblaient atteint·es de la covid. Les examens médicaux ont en effet été pour la plupart postposés ou annulés, sans tenir compte d’une échelle des urgences, ou des soins indispensables.

La santé sexuelle et reproductive reste un espace de tensions et de rapports de pouvoir entre les femmes et les structures de santé. Le protocole du suivi prénatal a été réduit à son minimum, tandis que le post-partum, une période souvent bien difficile à vivre pour les femmes et négligée d’un point de vue médical, a semblé être encore plus vite évacué qu’à l’ordinaire.

Cette crise dévoile l’importance du Care, du prendre soin : l’importance du contact visuel, du contact physique, d’être entendu·es, d’être compris·es dans nos besoins.

La crise sanitaire, et le confinement en particulier, a demandé aux couples de s’adapter, à tous les couples, divers et multiples comme il en existe aujourd’hui, que les partenaires vivent ensemble ou pas, que leur relation ait été cultivée à distance, qu’ils aient bravé les mesures pour se retrouver, que l’amour soit né malgré les occasions plus rares…

La crise sanitaire a été vécue à partir de la sphère privée et intime avec la disparition quasi totale de ce qui constituait la vie sociale, en tout cas de tous les lieux de socialisation ordinaires. Face à la réorganisation indispensable dans chaque famille, pour chaque personne, l’adaptation à un nouveau rythme et aux nouvelles angoisses, très vite les écrans ont envahi – encore davantage – notre vie privée.

Un des plus grands défis alors a été d’exercer différents rôles simultanément. En temps normal, des espaces et des temps sont bien différenciés, et tout ça a explosé avec le confinement. Cela a donc demandé un effort additionnel dans l’organisation : télétravailler, participer à des réunions virtuelles, accompagner les enfants dans leurs tâches d’apprentissage et de loisirs, gérer les tensions et émotions familiales, cuisiner, nettoyer…

Quels en sont les impacts sur notre quotidien et sur notre rapport au travail ? Les mesures ont-elles engendré davantage d’inégalités sociales et de genre ?

Encore aujourd’hui, les femmes sont garantes du désir des hommes, mais comment alors nourrir et investir leur propre désir ? Pourquoi le manque de désir est-il problématique chez les femmes ? La meilleure recette ne serait-elle pas d’être capable d’aimer son corps, de le connaître et de le comprendre ?

Le fait d’oublier de prendre soin de la relation sexuelle conjugale est lié à différents enjeux individuels et sociétaux, notamment aux rapports de domination plus ou moins invisibles qui masquent parfois la sécurité nécessaire pour partager cette intimité et pour en profiter pleinement.

Comment dès lors les couples « érotiques » démystifient les mythes, se respectent dans leur propre rythme et partagent une intimité puissante, où il n’est pas question de performance … ?

Le confinement nous a obligé à supprimer certains de nos projets, et a permis d’en créer d’autres. La réalisation d’un podcast par le Réseau wallon pour la Santé des femmes, suite à une récolte de témoignages, par téléphone ou via le net, nous a donné la possibilité de relayer des situations personnelles qui ont toutes en commun de rendre visibles des dimensions de la vie qui affectent particulièrement les femmes et qui sont à comprendre dans des rapports sociaux inégaux, notamment en termes de genre.

Le fait de nous retrouver, même virtuellement, autour d’un projet commun et de donner du temps à des femmes de mettre des mots sur ce qu’elles vivaient et sur leurs émotions, a déjà donné du sens à notre démarche.

Entre un contexte de crise sanitaire où les mesures ne cessent de se modifier, un nouvel arrêté de loi, la promesse d’un changement de Code pénal, où en est-on juridiquement face aux violences sexuelles ? Faisons le point.

 

 

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