Thème : Violences et Résistances

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Que les violences préexistent ou non au confinement, il est évident que la privation de libre circulation dans l’espace public, la promiscuité constante et forcée, les soucis de santé et d’argent accrus par la situation de crise augmentent contraintes, stress et frustrations : un contexte idéal d’émergence ou d’augmentation des tensions et des agressions.

Auteures : Irene Zeilinger, Lara Lalman

Culture du viol, stéréotypes de genre, sexualisation genrée … L’utilisation du concept de consentement soulève actuellement beaucoup de questions… dont celle du désir des femmes en amont, d’un point de vue symbolique, sanitaire, et politique. Si les femmes rencontrent en effet quelques difficultés à donner ou non leur consentement compte tenu d’une dissymétrie des rapports de genre, comment sont-elles en mesure d’accéder à leurs désirs ? Dans ces débats, le consentement et la sexualité féminine sont tout d’abord problématisés par le prisme des violences sexuelles. Il va de soi que, dans une situation d’oppression structurelle, la violence et comment s’en préserver sont des questions prioritaires par rapport à des sujets considérés comme du « luxe » : c’est probablement le cas du désir. Nous explorons ici quelques pistes de réflexions féministes quant à l’aliénation du désir féminin, les leviers et les limites actuel.le.s à la réappropriation de soi et au consentement mutuel.

Le slam est un moyen de dire sa révolte et de la faire partager, de la poésie écrite pour être dite. Ecouter les autres slamer, c’est aussi découvrir une idée à laquelle on n’avait pas pensé, un sujet auquel on n’avait pas réfléchi. La technique rencontre un énorme succès auprès des femmes, jeunes et moins jeunes. Plus besoin d’être poétesse avérée ou comédienne chevronnée pour oser s’exprimer, seule suffit l’authenticité, l’émotion qui fait vibrer. Il suffit de raconter, de se raconter. « On ne s’excuse de rien » souligne Lisette Lombé. Les slameuses portent des combats féministes, font entendre la voix des femmes.

Le film « La vie d’une petite culotte et de celles qui la fabriquent » fait découvrir les destins croisés de femmes dans l’ombre des filières des productions textiles. Un processus de fabrication qui symbolise à lui seul les mécanismes grippés de la mondialisation capitaliste. La rotation des produits étant extrêmement rapide, le gros de l’industrie de la confection a quitté les pays occidentaux pour s’installer dans des pays à bas salaires, moins regardants sur les normes sociales, fiscales ou environnementales. L’essentiel du budget est quant à lui consacré à la conception et la vente (entendez le marketing !). Aucune marque de vêtements n’intègre le montant d’un salaire vital dans le prix qu’elle paie à ses fournisseurs. Pour lutter contre la précarisation, il s’agit d’abord de renforcer les travailleuses pour qu’elles puissent défendre leurs droits.

La prolongation de la durée d’exploitation des réacteurs au-delà de leur durée prévue, la multiplication des pannes et des micro fissures détectées, augmentent le risque d’une catastrophe majeure en Belgique. Au-delà des risques immédiats, la planète se dirige vers un épuisement des ressources et vers la fin du pétrole bon marché, et ces ressources risquent de manquer pour le démantèlement, à terme, des centrales.

Au cœur des enjeux : les déchets nucléaires. Enfouir les déchets, c’est aussi enfouir la mémoire. Ceux-ci résisteront au temps et resteront dangereux pour notre santé et notre environnement pendant 100.000 ans ! Certaines luttes citoyennes s’essoufflent, les pratiques féministes peuvent sans doute renouveler la résistance, en cela qu’elles interpellent les logiques internes d’oppression.

Dans le cadre de Take Back The Night, le film “Les ongles rouges” et la discussion avec Vinciane Saliez, directrice de I.Care asbl, nous a permis d’approcher la réalité des femmes incarcérées en Belgique. Leurs besoins premiers et leurs spécificités de genre ne sont pas suffisamment pris en compte. Besoins en matière d’hygiène, de santé, de vie affective, de parentalité.

La cause animale semble entretenir de longue date un rapport étroit avec le féminisme. Le végétarisme et le féminisme interrogent en effet la place de la violence et de la domination dans notre société. Quant à l’activisme antispéciste, il incarne une nouvelle vague, une forme de désobéissance civile et d’action directe qui pourrait aider à politiser la cause animale.

Le soin en français est moins précis qu’en anglais où deux termes le désignent : cure et care. En Occident, le soin professionnel, médical, est basé sur le cure. Le care est délégué aux femmes, non valorisé, non pratiqué d’un point de vue strictement médical. Ce qui produit des violences institutionnelles au sein des hôpitaux, des maisons de retraite, des écoles… car le cure, et avec lui le protocole, priment sur les besoins fondamentaux des personnes accueillies.

Si les violences envers les femmes sont partout dans la société, la tendance est aujourd’hui à les expliquer par une approche psychologique, individuelle, à les placer au niveau interpersonnel. Or ces violences ne sont pas disjointes, elles font partie d’un continuum inscrit dans la culture, dans le système de gestion de la société qui s’exprime à travers ses institutions. Détour par l’exemple migratoire en Amérique latine.

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