Thème : Violences et Résistances

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Dans le cadre de Take Back The Night, le film “Les ongles rouges” et la discussion avec Vinciane Saliez, directrice de I.Care asbl, nous a permis d’approcher la réalité des femmes incarcérées en Belgique. Leurs besoins premiers et leurs spécificités de genre ne sont pas suffisamment pris en compte. Besoins en matière d’hygiène, de santé, de vie affective, de parentalité.

La cause animale semble entretenir de longue date un rapport étroit avec le féminisme. Le végétarisme et le féminisme interrogent en effet la place de la violence et de la domination dans notre société. Quant à l’activisme antispéciste, il incarne une nouvelle vague, une forme de désobéissance civile et d’action directe qui pourrait aider à politiser la cause animale.

Le soin en français est moins précis qu’en anglais où deux termes le désignent : cure et care. En Occident, le soin professionnel, médical, est basé sur le cure. Le care est délégué aux femmes, non valorisé, non pratiqué d’un point de vue strictement médical. Ce qui produit des violences institutionnelles au sein des hôpitaux, des maisons de retraite, des écoles… car le cure, et avec lui le protocole, priment sur les besoins fondamentaux des personnes accueillies.

Si les violences envers les femmes sont partout dans la société, la tendance est aujourd’hui à les expliquer par une approche psychologique, individuelle, à les placer au niveau interpersonnel. Or ces violences ne sont pas disjointes, elles font partie d’un continuum inscrit dans la culture, dans le système de gestion de la société qui s’exprime à travers ses institutions. Détour par l’exemple migratoire en Amérique latine.

La neutralité de genre dans la lutte contre les violences, question d’équité ?

« La loi, le travail, le mariage et la famille, la religion, l’art, l’enseignement… toutes les institutions de la société se construisent sur et par les inégalités de genre et les perpétuent. Qu’il s’agisse de la représentation politique, des revenus, de la propriété, de la distribution des tâches ménagères et des soins aux enfants au sein d’un ménage, de l’accès à l’espace public, du temps de parole dans des discussions […] Les violences n’ont pas lieu dans un vacuum, mais s’inscrivent dans cette structure sociale inégalitaire.
C’est pourquoi une gifle ou une insulte d’un homme envers une femme n’a pas la même fonction, signification ni conséquence qu’une gifle ou une insulte d’une femme envers un homme.
La présente étude explore ces différences de genre et cherche à comprendre les ressorts du discours de la neutralité de genre, ainsi que ses conséquences, afin de faciliter un positionnement féministe. »

Campagne ” Les droits sexuels et reproductifs des femmes dans le monde”. A l’occasion de la 25e Nuit africaine – Samedi 23 juin 2018 – Domaine provincial du Bois des Rêves – Avec le soutien de la Direction générale de la Coopération au Développement – www.nuitafricaine.org

Au cœur du film « La chambre vide » : le combat d’une mère dont le fils est mort en Syrie moins de 4 mois après son départ. Guerre inédite, la radicalisation est une terrible réalité face à laquelle de nombreux parents restent démunis et se heurtent à des murs au niveau administratif, juridique et politique quand ils ne font pas eux-mêmes l’objet de menaces, de surveillance ou de poursuites.

Comment les femmes trouvent-elles leur place dans « un art qui n’est pas pour les filles » ?  Ce n’est pas tâche aisée : ce monde de l’art de rue est habituellement masculin et cette forme d’art est encore stigmatisée comme vandalisme dans l’esprit du grand public. Et sanctionnée comme telle par la loi.

La tendance est d’imaginer un homme encapuchonné taguer les rames de métro la nuit, plutôt qu’une femme. Pourquoi ? Parce qu’une femme est censée courir moins vite si elle se fait surprendre ? Parce que l’action dans l’espace public, et a fortiori la rébellion, appartient aux hommes là où les femmes devraient rester sages, mesurées, voire géographiquement limitées à l’espace familial ?

Quelles opportunités les citoyen.ne.s ont-ils et elles de s’approprier l’aménagement de leur territoire selon leurs besoins, dans un objectif de solidarité, de justice et d’égalité ? Quelle est la place des femmes dans l’urbanisme ? Les déterminants de la santé sont-ils pris en compte dans le développement urbanistique ? Les problématiques qui touchent les personnes les plus vulnérables sont-elles visibles, a fortiori à Ottignies-Louvain-la-Neuve, commune relativement privilégiée économiquement ?

Quelques questionnements abordés avec la Plateforme citoyenne d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, la Commission Consultative de l’Aménagement du Territoire et le Collectif Halé!

La place des femmes issues de l’immigration était au cœur de la 4e édition du projet « La paix, ça commence tout de suite ! », mené par les asbl Atoutage et Entr’âges. Ayant un certain recul par rapport à leur propre histoire, les femmes « témoins » ont pu se livrer en toute confiance au groupe, et ensuite s’adresser aux plus jeunes lors de rencontres intergénérationnelles, autour des sujets aussi divers que leurs premières impressions, le mariage, la figure parentale, les deux cultures auxquelles elles appartiennent, leur place en tant que femme, leur engagement associatif ou politique.

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